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Voici un mail intéressant reçu le
7 octobre 2008 et donnant des informations concernant
les monnaies publicitaires :
Bonjour,
Je veux juste vous informer que
les monnaies publicitaires (pastille autocollante sur les dix francs Mathieu)
sont apparues non pas en 1960 mais en 1986.
Ce sont deux étudiants Toulousain d’une école de droit qui en sont
les instigateurs. Le 4 juillet, Fréderic Balme 21 ans et julien canadas 24 ans,
créent une SARL et déposent au tribunal de commerce de Toulouse la marque :
« pile ou pub ».
Petit clin d’œil au
fameux « fyp » des années 20.
Apres une année de fonctionnement
qui fit circuler dans 77 départements, dont la Martinique ces monnaies,
le couperet tombe.
Les pouvoir publics ont décidé
d’interdire cette pratique. Le décret n° 87-658 du 11 aout 1987 au J.O. du 13
aout a complété les articles R.30 et R.32 du code pénal, par les dispositions
tendant à réprimer leur utilisation.
L’aventure durera un an avant que
les politiques ne s’en mêlent. Il faut savoir que M. Giscard d’Estain et sa jeunesse giscardienne à tout de même
utilisé ce mode de publicité pour sa campagne de l’époque.
Le RPR se manifestant à son tour
voulu utiliser le principe, mais en y imposant l’exclusivité. Ce qui leur fut
refusé. Voilà sans doute ce qui mit fin à l’aventure.
Durant cette courte année des
commerçants peu scrupuleux des droits by passèrent la société pile ou pub et
imprimèrent à moindre coup des faux pour servir.
L’illustration du « codec » que
vous présentez sur votre site en est un. Le deuxième est un vrai, il est
estampillé du logo « pop »suivi d’un numéro.
Ha ! J’oubliais qu’une joint
venture en Espagne fut créée et les pesetas s’ornèrent de pastilles
publicitaires avec autant de succès.
Pour terminer, en
1989 M.
Jean Louis Pech avec une préface de J.P Vannier publia un ouvrage sur lequel il
répertorie toutes ces pièces.
Et en décembre 1994 l’auteur fait
don au cabinet des médailles de sa collection composée de 1418 monnaies. Elle
est enregistrée sous le n° d’inventaire
1997/535.
Bonne continuation,
Hervé Roques d'après l'ouvrage de M.Peche
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