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Historique et description des monnaies
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Vous trouverez dans cette partie, des renseignements pour
chaque type monétaire correspondant à une période choisie.
Les essais ne sont pas traités (pour le moment).
En bas de cette page se trouvent quelques
notions de base indispensables
à la numismatique.
Choisissez une période
:
Arbre
généalogique des derniers rois de France

Définition : pièce de métal frappée
par l'autorité souveraine pour servir aux échanges (Larousse).
La puissance (ou autorité) émettrice est généralement
placée à
l'avers (droit*), et la valeur faciale au revers (mais ce ne sera plus le cas pour certaines monnaies de
la Cinquième République). Il est par ailleur interressant
de noter que la première pièce du système décimal :
la 5 Décimes à la fontaine d'Isis ne respecte pas cette
règle.
* Droit : côté d'une monnaie ou d'une
médaille où se lit la titulature, l'énoncé ou le symbole
d'un régime politique ou d'une quelconque autorité émettrice.
La puissance émettrice est essentiellement
symbolisée par l'effigie du souverain en dehors des périodes
révolutionnaires (de 1789 à 1802 et de 1848
à 1849) et ce, jusqu'à la fin du Second Empire en 1870.
De tous temps, la monnaie a servi de
support aux symboles des autorités en place. Je vous propose de déchiffrer les pièces
fabriquées
depuis la Révolution,
afin de montrer si besoin est, que chaque détail
que l'on y trouve a beaucoup d'importance.
Les symboles
sur les monnaies
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Le Génie ailé (dit "Génie
de la France" et plus tard "Génie de la République")
debout devant un autel et gravant la Constitution sur
des tables : je pense qu'il symbolise un esprit qui,
dans la mythologique gréco-romaine traçait la ligne
de vie d'un être ou d'un peuple et le protégeait, mais
cela reste à confirmer car je n'ai pas retrouvé d'information
précise sur cette allégorie (?).
Le sceptre (dit "sceptre
de la raison" lorsqu'il a un oeil à son
extrémité) : c'est le symbole du pouvoir suprême (le roi
en l'occurence pour les monnaies Constitutionnelles).
On le trouve dans la main du Génie pour graver les tables.
L'oeil : symbole de la perspicacité
et de la vigilance. On le trouve par exemple au bout
du sceptre de la raison sur les monnaies de la Constitution ou
au dessus des tables gravées, sur les monnaies de
la Convention.
Le coq : symbole de la vigilance et
du courage
(le coq gaulois est toujours l'emblème de la nation
française).
Le faisceau : emblème de l'union
et de la force armée ("faisceau de licteur"
du magistrat élu, dans la Rome républicaine). Il est
composé de verges (baguettes flexibles servant d'instrument
de punition) liées et contenant parfois une hache. Il
est souvent représenté traversé d'une pique et surmonté
d'un bonnet phrygien sur les monnaies de la Révolution.

Le bonnet : symbole de la République
et de la liberté. Le bonnet phrygien se veut rouge
pendant la Révolution. Il surmonte parfois une pique
en signe de victoire. On le retrouve aussi piqué sur
le fléau des balances sur les monnaies de la
Convention. Il coiffera la République de
Dupré symbolisée par le visage d'une femme aux
cheveux long.
Le chêne : il est souvent présenté
en couronne ou en rameau sur les monnaies, et symbolise
la force et la pérennité.
L'olivier : c'est l'emblème de
la fécondité et le symbole de la paix. Il est souvent
présenté en couronne, rameau ou simple branche sur les
monnaies et porte toujours des fruits.
Le laurier : emblème de la victoire.
On le trouve déjà au revers des 5 décimes à la fontaine
d'Isis et sur les UNION ET FORCE.
La grappe de raisin : on la retrouve,
entre autre, sur les monnaies de Convention et sur la
5fr Bazor, mais je n'en ai pas trouvé la signification
exacte
(?). Peut être pour symboliser la reconnaissance du monde
rural et de l'agriculture.
L'épi de blé : on le retrouve
sur beaucoup de monnaies et il symbolise la prospérité,
la fertilité
et l'abondance de la terre de France. Il apparaît sur
les Sols aux balances et sera repris jusqu'aux monnaies de la Cinquième
République (type "Epi" et autres).
Les points : - placés
sous le D de LUD pour les monnaies royales et sous le
U de LOUIS pour les monnaies constitutionnelles
de Louis XVI (en or, argent et cuivre), ils indiquent que
la pièce a été frappée le deuxième semestre de l'année.
- placés à droite, gauche ou au dessus
de la lettre d'atelier (avec parfois deux points), ils
furent rajoutés sur les coins par les graveurs des ateliers
provisoires de la Révolution qui avaient été ouverts
dans l'urgence pour frapper les monnaies divisionnaires
en métal de cloche (bronze).
Ce rajout ne leur avait pas été demandé et
reste anarchique. Voir dans les premières pages du Gadoury
pour plus de détails sur ces ateliers provisoires et
leurs "points secrets".
Ces points peuvent parfois aussi servir
à différencier des fabrications suite à l'arrivée d'un
nouveau Directeur ou tout autre changement au sein de
l'atelier qu'il est important de pouvoir repérer.
La date :
- le millésime
est en chiffre arabe pour les monnaies de Louis XVI.
- l'année "de la Liberté"
du calendrier constitutionnel (voir période "constitution") est ajoutée sur les monnaies de la Constitution.
Elle est aussi en chiffre arabe : An1 ("de
la Liberté") à An5.
- l'année "de la République" du
calendrier conventionnel (voir période "convention") est ajoutée sur les monnaies de la Convention.
Elle est en chiffre romain ou arabe. La date
du calendrier grégorien est toutefois conservée en plus,
sauf en 1793 où, sur quelques monnaies, apparait seulement la date républicaine (AnII).
Le retour au calendrier grégorien
(calendrier actuel en chiffre arabe) se fera sous Napoléon
Premier,
le 1er janvier 1806.
La balance : symbole de la justice
et de l'équité. Elle est représentée par deux plateaux
suspendus à un fléau. On la retrouve sur les sols
dit "aux balances" de la Convention.

Les différents monétaires :
- le graveur : avant 1791 chaque
atelier possède son Maître Graveur (Graveur Général)
qui appose son propre différent sur les coins qu'il
doit réaliser d'aprés le modèle fourni par le Graveur
Général du Roi. A partir du concours d'avril 1791 réalisé
pour
les nouvelles monnaies décimales, Augustin Dupré devient le premier
Graveur Général de tous les atelier monétaires de France.
Son différent apparaît alors sur toutes les monnaies
(puisqu'il
fournit toutes les matrices aux différents ateliers) jusqu'à
ce qu'il soit remplacé par son successeur (en
1803). Le 1er mars 2001 la fonction de Graveur Général
est supprimée.
- le Directeur d'atelier : comme
le graveur, le Directeur d'atelier appose son différent
sur le coin (ex : le célèbre trident de Zéphirin
Camélinat).
Les lettres d'atelier : lettres
apposées sur les coins afin de différencier
les monnaies de chaque atelier (par exemple la lettre
A permet d'identifier les monnaies frappées à Paris,
BB celles de Strasbourg et D celles de Lyon). La marque d'atelier peut
parfois prendre une autre forme (ex : l'éclair de Poissy, la
vachette de Pau ou le mat de navire d'Utrecht). Cette
identification a initialement été instaurée par une
ordonnance de François Ier, le 14 janvier 1539. Elle
disparaît des pièces françaises en janvier 1880, la fabrication
monétaire ayant été centralisée à Paris.
On trouve le détail des différents
et lettres d'atelier dans tous les ouvrages numismatique.
La fleur de Lys : symbole de
sainteté et de pureté depuis l'Antiquité, elle sera reprise sur les monnaies Royales
de l'après Révolution. Les fleurs de lys disparaissent
à la fin du règne de Charles X.
La main : autre symbole de la
justice ("Main de la Justice").
Le niveau : symbole de l'égalité.
Hercule
: symbole de la force. Les mains
jointes de la Liberté et de l'Egalité sur
les Union et Force symbolisent la fraternité.
Cérès
: reprise de l'Antiquité par Oudiné, elle symbole la
Nature éternelle.
La "République" : symbolisation
de la République Française qui apparaîtra sous les traits d'une femme,
plusieurs fois redessinée jusqu'à la Semeuse d'Oscar
Roty (que l'on retrouve sur nos euro).
Le nom de "Marianne" souvent
donné à l'incarnation de la "République" aurait
été choisit durant la Révolution (Marianne de Dupré)
pour reprendre un prénom très répandu au sein des couches
sociales modestes : Marie-Anne.

L'étoile à six branches : symbolise
le "rayonnement". On la retrouve sur le type
Cérès du graveur Oudiné.
La corne d'abondance : corne
remplie de fruits et de fleurs, emblème de l'abondance.
La francisque : hache à deux
tranchant adoptée par le régime de Vichy comme emblème (1940-1944).
La cocarde
tricolore : Crée en 1790, elle est au début
"nationale" ou "de la Liberté".
Elle est portée par les civils patriotes et son port
est obligatoire lorsqu'ils vont à l'étranger. Un décret
de 1792 interdit, sous peine de mort, le port de toute
autre cocarde que la "tricolore". Elle ne
figure sur le bonnet phrygien de la République que depuis
1871 (n&c n°376). On la retrouve notamment sur les
gravures de Guiraud, Morlon ou Bazor (et sur nos centimes
d'euro).

L'aigle
: emblème déjà utilisé par les armées de l'Empire romain,
repris sur les monnaies Napoléon III en 1852.
On le trouve avec un foudre sous les pattes (attribut
de Jupiter).
Le marteau et les pinces
sur monnaies du graveur Dupuis : signifient que les français veulent travailler
et prospérer, que se soit dans l'agriculture ou l'industrie,
à l'abri de la République.

La Croix
de Lorraine fut crée par l'amiral Muselier
(d'origine Lorraine) en 1940. C'est l'emblème des Forces
Françaises Libres ralliées au général De Gaulle.

Notions de base
importantes
|
Ces notions vous seront utiles pour
bien comprendre certaines informations données dans
les différentes périodes.
Démonétisation
:
Perte de toute
valeur monétaire. La pièce ne vaut plus que le poids
de métal qu'elle contient (bien qu'elle conserve toujours une valeur
en collection).
Retrait :
La pièce n'a plus cours
légal et ne doit plus être utilisée dans les transactions
mais peut toujours être échangée aux guichets du Trésor
Public et de la Banque de France.
Système duodécimal (base de 12)
:
Système de poids et mesures utilisé jusqu'à la mise en place du système
décimal actuel.
Numismatiquement il fallait :
- 1 liard pour faire 3 deniers,
- 12
deniers pour faire 1 sol (le sou),
- 20 sols pour faire 1 livre (environ 1fr),
- 6 livres pour faire 1 écu,
contrairement au système décimal (base de 10) où
le franc est divisé en 10 décimes ou 100 centimes. De
plus, avant que la valeur ne soit indiquée sur les monnaies,
la valeur de celles-ci était fixée par ordonnance des
souverains. Ils fixaient l'importance de la monnaie
en fonction du cours des métaux et des circonstances
économiques. Ces ordonnances prévoyaient aussi à quel
taux les monnaies étrangères pouvaient être acceptées.
Petite histoire : dans l'antiquité,
les Sumériens découvrirent que le chiffre 10 ne pouvait
se diviser que par 2 ou 5 alors que 12 était divisible
par 2,3,4 et 6. Ils adoptèrent donc la douzaine pour
faciliter les calculs commerciaux. Les Romains diviseront
ensuite le pouce et 12 onces, l'année en 12
mois et le jour en 12 heures...
Beaucoup de nations utilisent encore
le système duodécimal incommode pour les mesures.
Système décimal
:
Suite aux nombreux problèmes causés
par les disparités de poids et mesure en France, il
fut décidé de créer un nouveau système de mesure, plus
simple et unique. Le "mètre" fut fixé
à un dix-millionième de la distance entre le pôle et
l'équateur.
Partant de cette nouvelle unité, on détermina
valeur du litre et du gramme (1m³ d'eau =
1000 litres et 1000kg), puis le diamètre des pièces, avec 1 mètre = 10 pièces de 5fr
(soit 370mm) + 10 pièces de 2fr (soit 270mm) + 20 pièces
d'un demi-franc (soit 360mm). La pièce de 1fr n'entrant
pas dans le calcul.
Le système
métrique décimal existe semble-t-il depuis un décret du
26 mai 1791 de l'Assemblée Nationale Constituante. Toutefois,
la seule loi relative aux poids et mesures que j'ai
pu trouvé est dans le Dewamin, elle est daté du
7 avril 1795! Cette loi est disponible dans le lien
suivant : 1ère
partie et 2ième
partie.
L'adoption totale du système décimal monétaire
ne
sera décidé que le 15 août 1795 (Convention) dans une Loi concernant
la fabrication des monnaies d'or, d'argent et de la petite
monnaie. Toutefois elle ne sera réellement appliquée que plus tard. Cette Loi nomme
les nouvelles monnaies "FRANC" composé de 100 centièmes
qui auront les dénominations de 1, 2, 5 et 10 centimes
puis 1 et 2 décimes ainsi que 1/4, 1/2, 1, 2 et 5 francs.
C'est la première fois que le nom d'une monnaie française
ne correspond pas à un poids.
L'application du système décimal pour
tous les poids et mesures (rendu légal par le décret
du 18 novembre 1801) aura des débuts difficiles et
ne sera rendu obligatoire et exclusif sur l'ensemble
du territoire que le 1er janvier 1840 avant d'être
largement utilisé hors de nos frontières.
Entre temps, Bonaparte crée
le Franc Germinal par la Loi du du 27 mars 1803 (voir
"Consulat").
Titre (ou aloi)
:
Proportion de métal fin
contenu dans une pièce. Il est généralement donné
en millièmes pour les monnaies décimales dont le nom
de la valeur ne correspond plus à un poids (comme
c'était le cas avec les livres, deniers, sols...).
La Loi
du 27 mars 1803 (Consulat) indique que le franc est maintenu à 5g*
d'argent à 900 millièmes et détermine le poids, le titre
et la valeur des nouvelles espèces avec un rapport or/argent
fixé à 15,5. Ce franc (dit "franc germinal")
correspond donc à 0,32g d'or 900 millièmes
soit 0,29g d'or pur, ou 4,5g d'argent fin.
* Valeur établie par la Loi du 15 août
1795 et qui correspond au poids théorique de la livre
tournois.
Initialement, l'or est calculé en carats,
l'argent en deniers (les deniers se subdivisant
en grains). Ces termes expriment des rapports
et non des poids. Par exemple : l'or à 18 carats contient 750‰
d'or (l'or pur faisant 24 carats) et on pourrait
dire qu'une pièce de 20fr or à 900‰ (qui contient donc
5,80g d'or fin) est à 21,60
carats.
Billon
:
Espèces métalliques composées d'un
alliage de cuivre et d'or ou d'argent; le plus souvent
d'argent.
Les pièces de 30 et de 15 sols fabriquées
conformément au décret de 1791, au titre de 667 millièmes,
et les pièces de 2 sous, à la lettre N, frappées d'après
la loi du 15 septembre 1807, au titre de 200 millièmes,
sont les seules monnaies de billon qui restaient en
circulation en France en 1845, époque de leur démonétisation.
Essayage
:
Opération qui consiste
à vérifier les quantités de métal fin (titre) de
l'alliage qui servira à la réalisation des flans. Cette
opération intervient aprés
l'affinage qui correspond à la pesée initiale les
différents métaux entrant dans la composition de l'alliage
monétaire.
Taille
:
Nombre de flans que
l'on doit "tailler" dans une quatité
de métal donnée. Ex : une pièce de 5fr de 25g d'argent
est taillée à 40 au kilo.
La tolérance (ou remède) permet des écarts par
pièce (ou par flan) pour pallier au problème de
pesée mais au final le monnayeur doit faire 40 pièces de 5fr dans
1kg d'argent.
Coin :
Pièce de métal gravée
en creux pour marquer le flan lors de la frappe.
Cette frappe, d'abord manuelle, sera mécanisée au XVIième
siècle avec le "balancier" puis au XIXième
avec la presse à vapeur.
Ce coin peut-être réalisé directement
par gravure d'un morceau de métal en creux. Toutefois,
le modèle était
plus généralement gravé en relief : le poinçon, qui
était trempé pour le rendre plus résistant et réutilisable.
Ce dernier était alors enfoncé dans un bloc d'acier
rougi au feu qui devenait un des deux coin (avers ou
revers).
Plus tard, l'artiste utilisera
un modèle en platre ou en cire d'environ 30cm qui sera
reproduit en relief (grâce au tour à réduire) sur un
morceau d'acier : la matrice. Ce sont les matrices
qui sont envoyées dans les ateliers afin que les graveurs
en place réalisent leurs coins en y ajoutant les différents
(marques qui permettent de reconnaître le graveur
et l'atelier).
Certaines monnaies ont été coulées dans
des moules mais les résultats obtenus n'ont jamais été
de qualité et cette technique reste marginale.
Balancier
:
Outil manuel servant à frapper les
monnaies et encore utilisé sous la Révolution. La frappe
au balancier disparaîtra, avec l'apparition de machines
plus modernes et mécanisées, au sortir de la Révolution
et sous le Premier Empire.
Avant l'aparition du balancier et
depuis le XVI° siècle, on utilisait un mouton pour frapper
ou découper les monnaies :

Monnayage au mouton, image issue du Dewamin.
Virole
:
Initialement
la tranche était marquée en creux en la faisant rouler
en force la monnaie entre deux "tringles" inscrites aussi
appelées "viroles". C'est la machine de Castaing.
Ces tringles seront par la suite
remplacées par un anneau d'acier lisse ("virole pleine")
où se
place le flan vierge pour obtenir une pièce parfaitement ronde.
Par la suite inscrite en relief, c'est elle qui permet de marquer la tranche
lors de la frappe,
d'abord en creux puis dès 1830 en relief. Cette
virole circulaire sera composée
le plus souvent de trois ou six parties pouvant s'écarter
pour permettre à la pièce de sortir ("virole
brisée") après le marquage.
Je suis étonné que l'on ne marqua
les tranches en relief en utilisant une virole qu'en
1830 alors que dans le Dewamin on peut lire que cette
technique en "virole brisée" fut mise
au point par Aubin Olivier peu après 1550! Encore quelques
recherches à faire...
Initialement, le marquage de
la tranche a été mis en place afin d'empêcher les fraudeurs
de rogner les pièces pour en récupérer du métal.
Frappe médaille
:
Avers
et revers dans le même sens lorsque l'on fait pivoter
la pièce entre deux doigts (c'est le cas des euro).
Sauf exception, l'ensemble des monnaies en franc sont
en frappe monnaie avec l'axe des coins à 6h (avers et
revers en sens inverse).
Frappe incuse
:
Monnaie présentant une empreinte
en creux consécutive à la frappe du flan par
une autre monnaie finie et qui s'est coincée dans
le coin. Cette empreinte est donc à l'envers
et peut concerner l'avers comme le revers.
 Superbe
frappe incuse issue de la VSO Monnaies d'Antan n°2
Attention aux doubles incuses que
l'on trouve parfois en vente et concernant les 5ct et
décimes de Dupré car elles sont forcement truquées.
En effet, les systèmes de frappe de l'époque ne permettent
pas ce genre d'erreurs et elles sont donc issues d'un
bidouillage à l'étau!
Un mail intérressant : Oui il faut se méfier des doubles incuses! Les vrais doubles incuses
sont rarissimes et se reconnaissent vite, elles sont par contre tout à fait
possibles à la frappe au balancier amélioré bien que très peu fréquentes, elles
ne concernent presque exclusivement que les dupré. Pour les napoleons III et les
céres, toutes sont fausses (elles ne font que très rarement le
poids). C'est donc contrairement à ce qui est énoncé, l'unique période
où elles sont possibles! Avant 1788 (alimentation manuelle 1 à 1) impossible,
après 1807 impossible aussi (fiabilisation par gengembre de l'alimentation sur le
modèle anglais). Pendant cette période intermédiaire, plusieurs tentatives
d'alimentation automatiques des flans sont testées et mises en place, avec
divers systèmes plus ou moins astucieux mais trés peu fiables. Pour le
numismate non averti, on passe directement de la frappe au balancier modèle
AUBIN à la presse de Thonnelier! ben non!!! raccourci un peu réducteur,
penchez-vous sur le balancier anglais des années 1830, on croirait une presse
CAIL de 1870, bon bref.... Donc pour les dupré: Il ne s'agit pas
non plus de flans usés car le métal est trop dur à refrapper! Ce ne sont
pas des fausses fautées volontaires non plus! Elles sont toujours
anciennes... et ce sont des faux pour servir, à une époque où seul le module
fait foi à condition qu'on y trouve une vague image de l'autorité émettrice, en
relief ou en creux, peu importe! J'ai pu en observer une quarantaine en
33 ans de spécialisation sur les fautées; 3 seulement sont bonnes. Il s'agit de
faux pour servir, à partir de disques de métal quelconques qui ne font que très
rarement le poids, le diamètre et le titre, et plus rarement de monnaies
anciennes. il s'agissait seulement de tirer 5 centimes à partir d'une rondelle
de métal, de la façon qui a été clairement expliquée par pression, ce qui ne
marche que très très mal sur un flan écroui, sans lui faire un recuit pour
abaisser sa dureté, autant prendre un disque de bronze destiné à un autre
usage. Comment distinguer une authentique double incuse (dupré), d'une
mauvaise? 1) 1ere chose l'observation de la tranche est
radicale!!! lisse dans 9 cas sur 10! donc ce n'est pas une ancienne 5c dupré
dont la tranche demeure chevronnée même après usure prononcée, au moins des
traces...(même chose pour napoleon III, tranche lisse, mais on voit si la tranche
est passée ou non au cordonnage). Une tranche lisse pour une Dupré? donc
pas un flan officiel passé préalablement a la machine de Castaing, s'en est fini de la
fautée! 2) l'orientation avers/revers est une bonne indication, mais
surtout le centrage avers/revers qui lui etait très bien respecté grâce à
l'emplacement des carrés. 3) le poids, la couleur, le titre (il faut la
sonner, à défaut d'avoir un spectromètre de masse à la maison..) 4)
l'expérience... incontournable. En bref... oui aux doubles incuses,
si ce sont des monnaies avant 1807, et si elles passent les tests énoncés...
mais ça en fait peu... et méritent d'être montrées à un
spécialiste. Jean-Claude ADF97 (novembre 2007)

On trouve (surtout au XIXième) des dates
et lettres regravées sur d'autres. Ceci est dû au fait
que les coins pouvaient changer d'atelier (en fonction
des casses et du stock de chacun). Les coins étaient regravés pour correspondre au
nouvel atelier de
frappe ou a une nouvelle année. Ce fut surtout le cas
en l'An 6 et 7 pour les 5fr Union et Force ainsi que
pour les divisionnaires de bronze. Cette opération était
à la charge du Graveur Général (A. Dupré) après que
les ateliers lui aient retourné les carrés non utilisés.
En effet, seul le Graveur Général était habilité à réaliser
les matrices, poinçons et carrés destinés au monnayage.

Condition des graveurs en 1864
: résumé d'une correspondance d'Albert Barre :
Le Graveur Général est logé dans l'Hôtel
central des Monnaies. Ses ateliers lui sont fournis
par l'Etat mais le matériel et les frais de personnel
sont à sa charge.
Rémunération
Monnaies d'or : Coins des pièces
de 100fr : 10ct / kg de matière frappée. Coins des
pièces de 50fr : 10ct / kg de matière frappée. Coins
des pièces de 20fr : 15ct / kg de matière frappée. Coins
des pièces de 10fr : 20ct / kg de matière frappée. Coins
des pièces de 5fr : 40ct / kg de matière frappée.
Monnaies d'argent : Coins des pièces
de 5fr : 5ct / kg de matière frappée. Coins
des pièces de 2fr : 10ct / kg de matière frappée. Coins
des pièces de 1fr : 15ct / kg de matière frappée. Coins
des pièces de 0,50fr : 20ct / kg de matière frappée. Coins
des pièces de 0,20fr : 25ct / kg de matière frappée.

Evolution
de la fabrication des monnaies en image (issues de l'ouvrage
de Dewamin) :
Gravure
1 : la frappe au marteau
Gravure
2 : la préparation des flans
Gravure
3 : l'utilisation du mouton (XVI°)
Gravure
4 : un coupoir pour découper les flans dans une
lame
Gravure
5 : illustration d'un balancier (XVII°)
Gravure
6 : la presse monétaire de Thonnelier (XIX°)

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